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Boeing va fabriquer le futur avion de combat de l'US Navy, et celui de l'Air Force
Boeing va fabriquer le futur avion de combat de l'US Navy, et celui de l'Air Force / Photo: Toby Shepheard - AFP/Archives

Boeing va fabriquer le futur avion de combat de l'US Navy, et celui de l'Air Force

Le ministère américain de la Défense a annoncé mardi avoir sélectionné le constructeur aéronautique Boeing pour fabriquer l'avion de combat de nouvelle génération de la marine des États-Unis, un contrat évalué à plus de 20 milliards de dollars.

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Selon un communiqué du Pentagone, l'avion de combat baptisé à ce stade F/A-XX a vocation à remplacer les F/A-18E Super Hornet et les EA-18G Growler - des avions militaires fabriqués par Boeing - dans le courant de la décennie 2030, et à opérer aux côtés du F-35C.

"Le F/A-XX représente un pilier crucial de notre engagement à maintenir la paix par la force", a relevé Michael P. Duffey, ministre-adjoint de la Défense chargé des acquisitions et approvisionnements, cité dans le communiqué.

Il a affirmé que cet avion furtif allait "dominer les espaces aériens contestés, étendre les rayons d'action opérationnels et donner aux combattants un avantage décisif".

Il s'agit, d'après lui, "d'un investissement non négociable pour la sécurité nationale des États-Unis".

Ce futur avion de combat sera en mesure de se poser sur les porte-avions américains et pourra opérer avec d'autres avions avec équipages ainsi qu'avec des drones militaires, selon le communiqué du Pentagone.

Boeing a précisé dans un communiqué distinct qu'en vertu de ce contrat, il allait concevoir et fabriquer cet appareil de combat.

"C'est un honneur d'avoir été sélectionné pour produire la première plateforme de sixième génération de la Navy", a relevé Steve Parker, président de la branche Défense, Espace et Sécurité de Boeing (BDS), cité dans le communiqué.

L'avionneur précise que cet avion de combat "va révolutionner les avancées dans l'architecture des systèmes de mission en milieu ouvert, les systèmes de mission avancés et les capacités opérationnelles".

Il avait déjà été sélectionné en mars 2025 pour l'avion de nouvelle génération de l'US Air Force, armée de l'air américaine: le F-47.

Il a été nommé ainsi en hommage à Donald Trump qui est actuellement le 47e président des États-Unis et qui avait annoncé ce contrat depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche.

"Les généraux ont choisi ce nom, et c'est un joli nombre, F-47", avait souligné Donald Trump à l'époque.

Il avait ajouté que "rien au monde ne pouvait rivaliser" avec cette nouvelle génération d'avions, qui doit remplacer la précédente génération de F-22, en service depuis une vingtaine d'années.

- Concurrence déçue -

Boeing était en concurrence avec le groupe américain Lockheed Martin pour le contrat avec l'Air Force, et avec le groupe de défense américain Northrop Grumman pour ce contrat avec l'US Navy.

Ce dernier a affirmé mardi dans une brève déclaration transmise à l'AFP avoir "proposé un avion de combat de sixième génération à forte capacité de protection et avec (une plateforme) numérique avancée".

"Nous avons hâte de recevoir des informations supplémentaires concernant leur sélection", a ajouté l'entreprise.

Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de New York, l'action Boeing progressait de 2,21% et celle de Northrop Grumman perdait 3,69%.

"Réaliser deux avions de combat avancés en parallèle a toujours été notre projet, et nous avons investi en fonction de cela. Nous sommes prêts et capables de construire de multiples avions de combat de plusieurs programmes de manière concomitante", a assuré M. Parker.

Boeing construit actuellement un site de production sécurisé, qualifié de plus vaste aux États-Unis, à St. Louis, dans le Missouri.

Ce contrat constitue une bonne nouvelle pour l'avionneur, qui a traversé des années périlleuses du fait de problèmes de qualité et de conformité de ses avions commerciaux (BCA).

Il a aussi perdu beaucoup d'argent dans ses activités de défense, notamment à cause de contrats à prix fixe.

Depuis son arrivée à la tête du groupe à l'été 2024, son patron Kelly Ortberg s'emploie à redresser la barre mais des écueils continuent de surgir.

Un problème informatique dans le système de navigation du 737 MAX, son avion le plus vendu, a été révélé ce week-end et a incité le régulateur de l'aviation américaine (FAA) à suspendre le processus de certification du très attendu 737 MAX 10. Elle était attendue pour "très bientôt", après des années de retard.

M.Scott--NG