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Venezuela: une proche de l'opposante Machado accueillie par des centaines de partisans à Caracas
Venezuela: une proche de l'opposante Machado accueillie par des centaines de partisans à Caracas / Photo: Juan BARRETO - AFP

Venezuela: une proche de l'opposante Machado accueillie par des centaines de partisans à Caracas

L'opposante vénézuélienne Claudia Macero a été accueillie par des centaines de partisans à l'aéroport de Caracas dimanche soir, alimentant l'espoir d'un retour imminent de la prix Nobel de la paix Maria Corina Machado dont elle est proche.

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Les partisans de la cheffe de l'opposition, exilée au Panama, se sont mobilisés dans tout le Venezuela dimanche pour réclamer son retour. Selon son parti, elle été empêchée sept fois de revenir depuis la capture de Nicolas Maduro en janvier par l'armée américaine, la dernière tentative datant du 22 septembre.

"J'espère que la huitième tentative sera la bonne", a déclaré Mme Macero à l'AFP à son arrivée, à propos de celle dont elle est considérée comme la principale adjointe.

"Il ne suffit pas d'attendre que les choses arrivent. Nous devons l'exiger, nous devons le réclamer", a-t-elle ajouté, assurant ne pas connaitre la date de retour de Mme Machado. "Elle a le droit, en tant que Vénézuélienne, d’être ici."

Bien que les autorités américaines le réfutent, de nombreux observateurs estiment que le retour de l'opposante se heurte à un veto américain. Donald Trump, à plusieurs reprises, a montré sa satisfaction quant au travail de la présidente par intérim Delcy Rodriguez.

"Je vais revenir très bientôt dans mon pays", a pourtant encore assuré Mme Machado samedi lors d'une conférence en ligne.

Plusieurs responsables de son parti qui étaient en exil sont revenus ces dernières semaines. Dimanche soir, des militants ont chanté l'hymne national à l'arrivée de Claudia Macero à l'aéroport Maiquetia, tandis qu'elle embrassait ses connaissances.

Chargée des médias au sein du parti Vente fondé par la prix Nobel de la paix, elle faisait partie des six personnes de l'équipe de Mme Machado qui s'étaient réfugiées à l'ambassade d'Argentine de Caracas en mars 2024 pour échapper aux arrestations lors de la répression avant la présidentielle de 2024.

En mai 2025, ce groupe avait pu quitter l'ambassade lors d'une opération secrète réalisée avec le soutien américain dont les détails n'ont jamais été révélés.

- Appel à l'union -

Claudia Macero, 34 ans, a quitté l'aéroport en disant qu'elle allait se mettre au travail dès lundi matin. Elle a confié ne pas connaître l'état des poursuites judiciaires la visant, soulignant que la police de l'aéroport ne lui "avait rien demandé".

"Aujourd'hui, je rentre au Venezuela (...) pour donner confiance aux autres. C’est le moment de revenir, c'est le moment de rentrer à la maison. C'est le moment de récupérer ce pays et nous devons le faire de nos propres mains", a-t-elle lancé.

Toute la journée de dimanche encore, des partisans de Mme Machado ont circulé en convois à travers le pays pour réclamer son retour

Lors d'un rassemblement dans l'État de Barinas (sud), terre natale du défunt président Hugo Chávez (1954-2013), les manifestants se sont aussi rendus au siège de l'instance électorale locale pour réclamer la tenue d'une élection présidentielle.

"María Corina, le peuple t'attend", a déclaré à l'AFP Leandro Gonzalez, cordonnier.

Dans l'État de Miranda (centre), ses partisans ont parcouru la ville de Los Teques avec des pancartes "Calendrier électoral clair et élections en 2027" ou "Miranda se mobilise pour la liberté !".

A la tribune de l'ONU mercredi, Delcy Rodriguez a promis la tenue d'élections dans son pays, sans donner de calendrier, tandis que Donald Trump avait jugé début septembre que le Venezuela n'était "pas encore prêt" pour un scrutin.

Sous pression américaine, le pouvoir vénézuélien a lancé en août un dialogue avec l'opposition en vue d'une transition démocratique, dont un deuxième cycle s'est terminé vendredi par une nouvelle vague de libérations de prisonniers politiques.

Lors d'un rassemblement dimanche à Maracaibo (ouest), Juan Pablo Guanipa, figure de l'opposition, a plaidé en faveur de l'union: "L'unité (de l'opposition) exige le retour de Maria Corina et des élections présidentielles. Nous devons continuer jusqu'à obtenir le pays libre et démocratique auquel nous aspirons".

R.Ryan--NG