Ovation, pancarte et poignée de main: cinq moments marquants du discours de Trump
Des hockeyeurs accueillis en héros, un démocrate expulsé et un record battu: le "discours sur l'état de l'Union" de Donald Trump a été ponctué mardi de moments marquants.
En voici cinq:
"Pas des singes"
Donald Trump ne pouvait pas le manquer: l'élu démocrate afro-américain Al Green se tenait juste en face de lui lorsqu'il a déployé, au début du discours, une large pancarte blanche disant "Les Noirs ne sont pas des singes".
Une référence explicite à une vidéo raciste partagée ce mois-ci par Donald Trump dépeignant Barack et Michelle Obama en singes, qui avait provoqué un tollé.
Escorté vers la sortie, l'élu du Texas à la queue de cheval s'est arrêté devant les rangs républicains pour brandir à nouveau la pancarte que des élus tentaient de lui arracher des mains.
Al Green avait déjà été expulsé du Congrès il y a un an après avoir crié son opposition à Donald Trump dans le même cadre.
Les hockeyeurs ovationnés
Ils sont apparus dans la salle avec leur médaille d'or olympique autour cou aux cris de "USA, USA, USA!"
Invités par Donald Trump, les joueurs de l'équipe masculine américaine de hockey sur glace, tout juste sacrés à Milan, ont reçu une ovation debout, dans un rare moment d'unanimité.
Même les démocrates, restés assis jusqu'ici, le visage fermé, se sont joints à leurs homologues républicains pour les acclamer.
Donald Trump n'a d'ailleurs pas manqué de les railler : "C'est bien la première fois que je les vois se lever".
Poignées de main
Donald Trump n'a d'abord rien laissé paraître de l'embarras qui devait le saisir en serrant, à son entrée dans l'hémicycle, la main des quatre juges de la Cour suprême venus assister à son discours, au premier rang.
Le président américain a même semblé esquisser un sourire en s'approchant de la juge Elena Kagan, pourtant parmi ceux qui ont voté pour invalider une bonne partie de ses droits de douane, tout comme John Roberts et Amy Coney Barrett, également présents mardi.
Mais le républicain n'a pas pu s'empêcher quelques minutes plus tard de souligner que la décision de la Cour était "très regrettable".
Altercation
Donald Trump défendait sa politique anti-immigration quand une vive altercation l'a opposé à l'élue démocrate Ilhan Omar.
"Vous devriez avoir honte", a déclaré le président à l'intention de l'opposition, accusant les démocrates de s'opposer à l'expulsion de migrants illégaux "criminels".
Il a aussi évoqué une vaste affaire de fraude aux aides publiques qui éclabousse depuis plusieurs mois la communauté somalienne du Minnesota.
Ces propos ont suscité une vive réaction de Mme Omar, élue à la Chambre des représentants d'origine somalienne.
"Menteur", "vous avez tué des Américains", a-t-elle apostrophé en retour le républicain.
Une référence à Renee Good et Alex Pretti, deux manifestants américains tués en janvier par des agents fédéraux à Minneapolis, en marge de manifestations contre la politique anti-immigration de Trump.
Cible régulière des attaques personnelles de Donald Trump, Ilhan Omar avait été agressée fin janvier par un homme muni d'une seringue remplie de liquide lors d'une réunion publique.
Le discours le plus long
Il a duré 1h47. Donald Trump a prononcé mardi le plus long discours sur l'état de l'Union, battant le record du démocrate Bill Clinton qui avait parlé 1h20 en 2000.
Sa prise de parole a été entrecoupée par les très nombreuses acclamations venues des bancs des républicains.
Il a aussi pris du temps pour présenter ses nombreux invités, parmi lesquels Erika Kirk, la veuve de l'influenceur conservateur Charlie Kirk, assassiné en septembre.
Le chef de l'Etat américain en a aussi profité pour annoncer qu'il remettrait de nombreuses médailles civiles et militaires.
Il prévoit ainsi de décorer le gardien de but Connor Hellebuyck, héros de la finale olympique de hockey avec ses 41 arrêts, de la médaille présidentielle de la Liberté, plus haute distinction civile américaine.
P.Connor--NG