

Argentine: Milei dénonce "un groupe violent" responsable des jets de projectiles et nie toute corruption
Le président argentin Javier Milei a attribué jeudi à un "petit groupe violent" la responsabilité des jets de pierres et de bouteilles dont il a été la cible mercredi près de Buenos Aires, et rejeté les accusations de corruption visant sa soeur, Karina Milei, secrétaire de la présidence.
"Hier (mercredi), lors d'un rassemblement de campagne, nous avons vécu une situation aberrante. Un petit groupe violent a fait irruption par la force et a commencé à jeter des pierres dans notre direction", a déclaré le président Milei dans un discours devant le Conseil interaméricain du commerce et de la production, dans un hôtel de Buenos Aires.
Le porte-parole présidentiel, Manuel Adorni, a indiqué que deux personnes avaient été arrêtées.
Selon M. Milei, ces événements "se sont produits dans un contexte d'opérations diffamatoires grossières", référence aux accusations de corruption visant sa soeur qu'il a qualifiées "d'artifices de la caste" cherchant à "défendre leurs privilèges".
Karina Milei est soupçonnée d'avoir perçu 3% du montant payé par l'Agence nationale du handicap (Andis) pour l'achat de médicaments à l'entreprise pharmaceutique Suizo Argentina.
"Il appartiendra à la justice de tirer cela au clair et nous sommes à sa disposition", a dit Javier Milei, affirmant que "ce type d'actions reflète de manière fidèle le comportement de la caste", terme désignant chez lui aussi bien l'establishment, l'Etat, que tout adversaire.
Jeudi après-midi, de nouveaux incidents ont été signalés lors d'une réunion de campagne à laquelle participait Karina Milei dans la province de Corrientes (nord-est).
La sœur du président a dû être évacuée lors d'échaufourrées entre des partisans du parti au pouvoir et ceux de l'opposition, selon les images de la chaîne LN+.
Les élections provinciales du 7 septembre et nationales du 26 octobre serviront de test pour la popularité de M. Milei après ses succès en matière économique. Il est parvenu à maîtriser l'inflation au prix de coupes sévères dans les dépenses publiques, notamment dans l'aide sociale aux personnes handicapées.
T.Murray--NG