Guerre: engouement pour les voitures électriques d'occasion
Les recherches et achats de voitures d'occasion électriques ont bondi depuis le début de la guerre au Moyen-Orient sur les sites spécialisés, jusqu'à presque doubler sous l'effet de la hausse des prix à la pompe, indiquent de grands sites spécialisés.
Chez Aramis Auto, la part des voitures 100% électriques dans les ventes a quasiment doublé en un mois : de 6,5% la semaine du 16 février à 12,7% durant celle du 9 mars. Les recherches avec le filtre "électrique" restent très minoritaires mais ont doublé, passant de 2% à 4% du total.
En revanche, la part des voitures à essence a reculé de 33,8% à 27,7% et les diesel de 13,8% à 9,7%.
Le site La Centrale constate également un quasi-doublement des recherches de véhicules électriques, en hausse de 91% depuis le 28 février, date du début de la guerre.
"Les recherches ont d’abord augmenté progressivement, avant de s’accélérer fortement à partir du début du mois de mars, alors que les prix à la pompe se rapprochaient des 2 euros le litre", souligne le site spécialisé. "Cette hausse s’inscrit dans une tendance de fond : sur un an, les consultations de modèles électriques ont déjà progressé de +17%".
Autre moteur, la baisse des prix des électriques d'occasion, qui ont diminué de 4,27% en 2025 grâce à une diversification de l’offre : "les véhicules électriques d’occasion coûtent désormais 22.000 € de moins en moyenne que leurs équivalents électriques neufs", explique le site.
La Centrale propose désormais plus de 40.000 véhicules électriques, soit +38% en un an. "Face à la hausse du carburant, les Français cherchent des solutions plus économiques à l’usage, et l’électrique s’impose naturellement", commente Guillaume Henri-Blanchet, directeur général adjoint de La Centrale, qui rappelle qu'une recharche coûte 10 et 15 € sur une borne à la maison contre environ 2 € le litre actuellement à la pompe pour le carburant.
"Les Français privilégient des modèles électriques connus et accessibles comme la Zoé ou la e-208, bien adaptés aux trajets du quotidien. Pour les usages sur de plus longues distances, des modèles comme la Tesla Model 3 séduisent de plus en plus", grâce aussi à la baisse des prix, ajoute le site.
En revanche, l'achat d'une voiture électrique est plus difficile à concrétiser. "L’électrique suscite encore des interrogations sur l’autonomie et la recharge ou la batterie. Les acheteurs prennent plus de temps pour se décider, avec un délai d’achat estimé à deux fois plus long que pour un diesel", explique La Centrale, pour qui "l’électrique d’occasion démocratise l’électrique".
L'intérêt pour l'électrique est aussi perceptible dans le neuf, ont constaté de nombreux constructeurs pendant leurs journées portes ouvertes de mi-mars
Même tendance chez AutoScout, qui souligne cependant que le marché automobile tourne au ralenti. Entre la période du 1er au 22 février et celle du 1er au 22 mars, les recherches sur les voitures électriques sur autoscout24.fr ont augmenté de 5,3%, alors que celles sur les diesel ont chuté de 25,6% et celles sur les modèles à essence de 15,7%. Globalement le nombre de recherches a reculé de 19,2%.
L'engouement pour les électriques est encore plus marqué en Allemagne, où les recherches sur cette catégorie se sont envolées de 32,6% sur la même période, quand les autres types de véhicules reculaient. La part des électriques dans les recherches sur AutoScout en Allemagne atteint 9% du total, trois fois plus qu'en France.
T.McGilberry--NG