Nottingham Guardian - La croissance britannique soutenue par l'IA en juillet, coup de pouce pour le gouvernement

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La croissance britannique soutenue par l'IA en juillet, coup de pouce pour le gouvernement
La croissance britannique soutenue par l'IA en juillet, coup de pouce pour le gouvernement / Photo: Betty Laura Zapata - POOL/AFP

La croissance britannique soutenue par l'IA en juillet, coup de pouce pour le gouvernement

Le Royaume-Uni a enregistré en juillet une hausse surprise de 0,4% de son produit intérieur brut (PIB), en partie portée par le secteur de l'intelligence artificielle, un soutien bienvenu pour le gouvernement travailliste, à deux mois de la présentation du budget.

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Cette hausse, dévoilée vendredi par l'Office national des statistiques (ONS), intervient après une contraction en avril (-0,1 %), une croissance nulle en mai (0,0 %) et un retour à la croissance en juin (0,3 %).

Elle est nettement supérieure aux attentes du marché, qui tablait sur une stagnation.

"L'économie britannique fait preuve d'une résilience bienvenue, malgré de graves incertitudes à l’échelle mondiale. Notre croissance, bien que toujours fragile, a été la plus rapide du G7 au premier semestre de l’année", s'est félicité le ministre des Finances John Healey dans un communiqué.

"Mais le conflit au Moyen-Orient a bel et bien des répercussions ici, chez nous, du coût des courses hebdomadaires pour les familles au coût de l'emprunt pour l’État", a-t-il ajouté.

L'activité en juillet a en partie bénéficié du bon ensoleillement, ainsi que du parcours de l'équipe d'Angleterre jusqu'en demi-finale de la Coupe du monde de football.

Mais elle a aussi été portée par les services, en particulier la programmation informatique, grâce notamment aux entreprises actives dans l'intelligence artificielle et les technologies associées, souligne l'ONS.

"La vigueur des activités liées aux technologies a contribué à compenser les faiblesses observées ailleurs, soulignant à quel point les perspectives de croissance du Royaume-Uni sont étroitement liées à l’innovation", souligne Richard Flax, de Moneyfarm.

Mais "la grande question désormais est de savoir si cette performance meilleure qu’anticipé pourra se maintenir jusqu’à la fin de l'année", ajoute-t-il.

Le marché a désormais les yeux tournés vers le premier budget du gouvernement du Premier ministre Andy Burnham, arrivé en juillet, que John Healey doit présenter le 28 octobre.

Le Chancelier de l'Echiquier, son titre officiel, a promis lundi de respecter une stricte discipline fiscale, un engagement destiné à rassurer les marchés financiers face à des taux d'emprunt au plus haut sur le marché de la dette, dans le sillage d'une envolée mondiale.

Ce budget est très attendu par les Britanniques et le monde économique spéculant sur les aides aux ménages et les éventuelles hausses d'impôts qui pourraient être annoncées.

"Rester fidèles à nos valeurs implique d'être honnêtes quant à la nécessité de maîtriser les dépenses publiques", avait déclaré le ministre, refusant de se prononcer sur l'éventualité de nouvelles taxes.

Outre sa dette, la marge de manoeuvre de l'exécutif est limitée par un regain d'inflation, alimenté par le conflit au Moyen-Orient, qui a entraîné une hausse des prix des hydrocarbures.

La Banque d'Angleterre se prononcera jeudi prochain sur une éventuelle hausse de ses taux d'intérêt.

Y.Byrne--NG